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RESF : 180 personnes relogées !

15 novembre 2017

L’occupation des jardins de l’université de lettre de Clermont-Ferrand du 3 octobre 2017 au 27 octobre 2017 a porté ses fruits.

180 personnes dont 80 enfants ont été relogées.
Sans la solidarité des étudiants, des personnels de l’université, de syndicats et de toute la population, elles vivraient toujours dans des conditions indignes.

Cette action, sur proposition de l’Unef et à l’initiative de RESF 63, a mis en lumière un problème récurrent et dramatique : l’hébergement des demandeurs d’asile.
Tous les lundis soir à 18h00 à la réunion hebdomadaire dans les locaux de la LDH au Centre Jean Richepin, des familles avec enfants, des débouté-e-s de l’asile, des personnes en attente d’être enregistrées par la Préfecture viennent dans l’espoir de ne pas passer une énième nuit à la rue.
Malheureusement, les appels au 115, les mails et fax aux différents services n’aboutissent à rien. Les réfugié-e-s sont alors obligé-e-s de trouver des abris précaires : tentes, locaux de retrait automatique, salle d’attente des urgences de l’hôpital...
Le 3 octobre 2017, l’Unef, RESF 63 et les personnes concernées ont impulsé une action collective par l’occupation des jardins de l’université.
La présidence de la faculté n’a pas appelé les forces de police. Ainsi la solidarité à pu s’amplifier. Des manifestations importantes ont pu se dérouler. La préfecture a enfin donné la garantie de respect de la loi : les demandeurs d’asile présents sur le camps seront logés jusqu’au terme de leur procédure.

Mais tout n’est pas réglé.

Les solutions d’hébergement sont précaires et remises en cause de semaine en semaine.
L’ouverture d’un centre d’hébergement d’urgence devient une nécessité absolue.
Les solutions ne manquent pas avec les nombreux bâtiments vides à Clermont-Ferrand et plus de 4000 logements vacants. Que deviennent les nouveaux arrivants ? La situation est identique à ce qu’elle était.
RESF a déjà recensé des nouveaux arrivants sans solution d’hébergement.
Les mineurs isolés non pris en charge par le conseil départemental vivent toujours dans des conditions précaires : 50 occupent un squat et 30 autres sont logés par la solidarité militante.
Les personnes débouté-e-s du droit d’asile sont toujours prive-e-s de droit et se cachent dans la crainte d’une expulsion vers un pays qu’elles ont fui.
Après ce mouvement exemplaire, l’implication des individu-e-s et des organisations au sein de RESF est plus que jamais nécessaire.