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Des lycéennes à Montluçon finissent au commissariat

Le droit d’expression et de discussion arrêté par les forces de l’ordre

28 avril 2018, par Elena Blond

Mercredi 3 mai vers 5H du matin des élèves du lycée Madame de Stael avaient décidé collectivement de bloquer les entrées pour manifester leur opposition au projet de sélection à l’entrée de l’université. Ils devaient poursuivre la journée par des débats-ateliers autour de sujets qui préoccupent le devenir de ces jeunes adultes.
Très pacifiquement, ils ont déplacé des poubelles et accroché des banderoles quand une patrouille de police les a interpellés pour les mettre à « l’abri » au commissariat dans l’attente que leurs parents viennent les chercher.
Les forces de l’ordre pensant peut-être avoir à faire à une bande de voyous, armés… ont tout d’abord arraché les banderoles et se sont permis de tenir des propos moralisateurs à l’égard des jeunes filles qualifiant leur comportement d’irresponsable et en leur indiquant qu’elles feraient mieux de penser à leurs études. Elles ont été sommées de remettre les poubelles à leur place encadrées par les « forces de l’ordre ».
Nous ne savons pas si cette interpellation est fortuite ou si cela fait suite à un ordre mais nous réagissons vivement à cet événement. Il devient de plus en plus compliqué dans ce pays de permettre des espaces de liberté afin que chacun et chacune puisse exprimer un point de vue opposé à celui du gouvernement à moins de le faire en haut d’un col des alpes à grand renfort d’hélicoptères.
Ou peut-être que le gouvernement préfère qu’une partie de la jeunesse ne rejoigne les bandes de « black blox » et ainsi donne une vraie bonne raison de sortir la matraque. De paisibles et pacifiques lycéens montluçonnais voulaient juste s’emparer collectivement d’un espace de discussion et d’échange qui concerne avant tout des décisions politiques déterminantes pour leur avenir.

La CGT met en garde l’Etat et l’Education nationale ; en agissant de la sorte le pouvoir contribue à installer encore un peu plus la haine et attise le désordre qu’il dit vouloir éviter.
Le 03/05/2018.